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المدونة الرسمية للكاتب التونسي كمال الرياحي

جريدة الحياة: بوم ” بوعزيزي” خارج الغرفة المظلمة في الغوريلا لكمال الرياحي

كتبها كمال الرياحي ، في 31 يناير 2012 الساعة: 16:02 م

يوم «بو عزيزي» خارج الغرفة المظلمة

 

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سيدي الرئيس أين ستبيت الليلة؟

كتبها كمال الرياحي ، في 7 يناير 2012 الساعة: 16:14 م

 

ماذا ستقول وأنت تغلق باب غرفتك الجديدة وتنزع بدلتك وترمي بها بعيدا منتقما من ترتيب المكان الذي كان محظورا وغير محلوم به؟ هل ستذكر الشعب الذي يئن تحت أكواخ البرد؟ هل ستذكر الطفل الحافي الراكض إلى المدرسة ببطن جائع؟ هل ستذكر الكروش الجائرة التي أكلت لحمه القليل؟ هل سيكون عشاء سيدي الرئيس لحوما أم أسماكا؟ هل ستكون ليلة سيدي الرئيس حمراء أم زرقاء أم أن الانتصار أيضا يحدث عنّة وسيكتفي بجلد عميرة؟ هل سيذكر سيدي الرئيس وهو يقلّب أعضاءه الكاملة في الحوض الساخن والناعم، أعضاء الشهداء الطائرة وأعضاء الجرحى الهاربة منهم؟ هل ستذكر سيدي الرئيس أن فراشك الليلة فراش طاغية دخل دخلتك نفسها ورمى بالحركة نفسها بدلته ونعْليه ليكره ترتيب المكان لبداوته ووحشيته؟

 ارفع رأسك الى السقف. هناك نحن نراك. كل الشعب يراك. كل الشعب يشاهد سذاجة الليلة الأولى وبلادتها ويضحك. لقد سقطت في الفخ. حاول أن تنام الآن. لن نترك السقف. تعوّد علينا. تحرر من ثيابك، فليس العري عري الثياب يا رئيسي. العري أن تتعرى من وعودك لتبدأ في نسج ذنوبك.

سيدي الرئيس، أرجوك لا ترمِ جواربك فوق الأريكة كما فعل الجنرال. أخرجها إلى البهو، نريد أن نراقبك من دون قرف. سيدي الرئيس لا ترم بالورود في البهو. نريد أن نراقبك ونحن نشتم بعض ورود النفاق. سيدي ال

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جريدة السفير - العدد 12075: “الغوريلا” رواية التونسي كمال الرياحي، حرب الرموز - عناية جابر

كتبها كمال الرياحي ، في 3 يناير 2012 الساعة: 15:15 م

 

في وضح النهار يتسلّق صالح برج ساعة 7 نوفمبر، رمز نظام بن علي في تونس، ليعلن القيامة. يحتشد سكان العاصمة تحت الساعة لمشاهدة الرجل الذي تجرأ على مواجهة المحظور ورجال الأمن الذين فشلوا في إنزاله. هناك تحت البرج، تنبت حكاية طفل لقيط، ترويها مجموعة من الشطار في مدينة تدير دواليبها عصابات الخطف وميليشيات النهب.. فتنمو سيرة الغوريلا الذي أفاق يوماً فوجد نفسه شريداً ومطارداً بسبب تهم خطيرة.

هذه تيمة رواية الروائي والصحافي التونسي كمال الرياحي (فاز في مسابقة «بيروت 39» التي نظمتها مؤسسة هاني فيستيفال عام 2009)، وترجمت أعماله إلى الفرنسية والايطالية والإنكليزية والعبرية والبرتغالية. رواية الرياحي جاءت تحت عنوان: «الغوريلا»، صدرت حديثاً عن «دار الساقي» وهي ترصد في سرد مشهدي كابوسي الواقع الذي مهد لثورة 14 يناير، كاشفة عالم الفساد السياسي والاقتصادي والتمييز العنصري، وتستمد جماليتها من وحشيتها وعنفها ومن ردود أفعال شخصياتها وبدائيتها.

لا بد من ان نقرأ «الغوريلا» لكمال الرياحي بعناية وبطء، ونتوقف عند الأحداث بلا منطقها ومعقوليتها معاً، كي ندرك نظاماً خفياً سرياً هو الأساس لكاتبها. الغوريلا لا تستطيع مواجهة الواقع كشيء ملموس، فكل شيء يتحول في النهاية الى رمز، ورد فعلها صدى لهذا الرمز، في نظام التشوش، نظام الفكر الرمزي الذي يكمن «وراء كل سلوك لبقية الشخصيات، فردية أو جماعية. الرواية وإن يجمعها جذر انطلاق الثورة التونسية، مقسمة نصوصاً متفرقة حملت عناوين مثل: الجنازة، خبر عاجل، حبيبة تشتعل في الساحة، في مقهى تونس حديث غريب عن أصل الثورة، العصيان، محاولة لقتل الماء، سر شكيرا، سقوط الصبارة.. إلى ما هنالك من العناوين. يختتم أو يذيل الرياحي روايته، بنص عن تا

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- AL-GHOURILLA - Al-Ahram Hebdo, Littérature | Kamal Al-Riahi

كتبها كمال الرياحي ، في 26 ديسمبر 2011 الساعة: 13:54 م

 

 

 

 

 

Dans son dernier roman, Al-Ghorilla, l’écrivain tunisien Kamal Al-Riahidécrit le parcours d’un paria de la société, dont les actes désespérés ressembl

 

 

ent à celui d’un jeune de Sidi Bouzeid, qui a été l’étincelle de la révolution tunisienne.

 

Le gorille en chemin

Cette nuit-là, il y a deux ans, je n’aurais pas imaginé ce qui allait m’arriver. L’hystérie qui s’est emparée de moi et m’a fait vider le chargeur de ma mitraillette sur la tombe de Bourguiba s’est vite dissipée, tel un nuage noir, et je me lançai dans mon expédition de fugitif. J’ai détalé vers la rase campagne, pour éviter la foule des grandes avenues. Ma course m’a mené loin de la ville. Je me suis retrouvé dans une gare abandonnée ; les rails étaient rouillés et ne gardaient même plus le souvenir du dernier train passé par là. Le métal aussi meurt : c’est ce que je me suis dit tout en courant entre les barres d’acier qui s’étendaient vers l’horizon inconnu.

A nouveau, s’imposèrent à moi les hurlements des femmes, les cris des hommes et la panique des touristes pendant que je vidais hystériquement mes munitions comme un soldat vaincu.

« Vous êtes tous de la même chair, vous êtes tous lui ».

Je ne sais pas comment mes doigts avaient appuyé sur la gâchette pour faire partir la première balle. Après, je ne m’étais plus arrêté, comme si un autre gars m’agrippait le bras et me poussait à tirer plus de balles encore.

Cette fuite de la ville où reposait le maître fut ma première expérience de la peur. Je me jetais sur le ventre dès que j’entendais un véhicule de police, un avion, un hibou, une huppe solitaire dans un caroubier mort. Je courais, et avec moi, accompagnant ma fuite, les vipères, les rats, les lézards et les araignées. Au bout de quelques heures, l’obscurité, surgissant de son antre, nous surprit. Elle se jeta sur nous et les lézards, les vipères, les serpents et les rats se retournèrent sur le dos comme si le cœur de la nuit avait distillé en eux son venin. La sueur sécha sur mon corps. Le froid s’installa, doublé d’un gel ravageur. Je me glissai à l’intérieur d’une conduite en ciment abandonnée près du chemin de fer, rebut d’un projet d’égouts. Comme un cachet d’aspirine dans l’eau, mes paupières épuisées fondirent dans la fatigue. Aux alentours, les ambulances aboyèrent toute la nuit. Elles emmènent sûrement les blessés de la tombe aux hôpitaux de la capitale, me suis-je dit en me liquéfiant.

***

Les cauchemars n’abandonnent jamais une proie facile. Dans son sommeil, le gorille chassait d’improbables billes qui, telles des balles, lui déchiraient la poitrine, emportant la conduite de ciment dans du sang coagulé, sur les rails abandonnés. Il émergea du cauchemar et poursuivit sa fuite, au rythme ininterrompu des sirènes de fourgons de police. A l’aube, il arriva près d’une zone habitée et se rua vers le kiosque à cigarettes. Il demanda deux paquets de 20 mars et acheta les journaux. Soupçonneux, le vendeur l’observait : « Tu n’es pas d’ici ? ». « Je suis du sud, je suis venu rendre visite à des parents ». « A cette heure-ci ? ». « Je repars. J’attends le bus ». « Il n’y a pas de bus. Tu peux prendre un taxi collectif. Là-bas ». L’homme pointa du doigt un endroit près de la colline. « Merci ».

Serrant dans ses bras les journaux, le gorille se précipita vers la gare routière. Dès qu’il fut loin du kiosque, il bifurqua en direction de la rase campagne et se réfugia derrière une baraque en ruines pour ouvrir un journal. Il fut pris de panique en voyant sa photo à la une. Le deuxième, le troisième, le quatrième : il était dans tous les journaux. Il lit, tremblant : « Planifiées par un groupe salafi extrémiste dont les éléments infiltrés d’Algérie préparaient des attaques sur le territoire tunisien, des opérations terroristes dans la capitale ont été déjouées. Des plans de plusieurs ambassades et des documents comprenant les noms de diplomates étrangers résidant à Tunis ont été saisis sur le lieu de l’assaut dans la ville de Sulaiman, ainsi que des explosifs de fabrication artisanale ». Il continua à lire : « Des unités de l’armée ont été mobilisées pour attaquer le groupe constitué de 27 individus, dont 12 sont morts, et les autres ont été arrêtés ». Il s’étouffa : « Les autorités sécuritaires poursuivent un suspect noir originaire de Sulaiman qui a pu fuir dans les montagnes après avoir ouvert le feu sur la tombe du président Bourguiba pour faire diversion et distraire les forces de sécurité de l’opération de Sulaiman ». Sous le titre, sa photo et un appel à informations. (…)

Le gorille jeta les journaux et se remit à courir, habité d’une nouvelle peur, s’éloignant du village, se rappelant le regard étrange du propriétaire du kiosque. Il retourna sur le chemin de l’errance. Il était seul cette fois-ci, sans bestioles, à courir sur la voie de la terreur. Même son ombre avait disparu, comme s’il s’était suicidé, ou comme

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al-Gourilla héros de Notre révolution !

كتبها كمال الرياحي ، في 26 ديسمبر 2011 الساعة: 13:35 م

 Adel Haj Salem

«al-Gourilla» héros de Notre révolution !
par : Adel haj Salem (Le Temps, Semaine du 24 au 30 Décembre 2011).

Depuis son premier roman « al-michrat » (le scalpel) » grand prix du Comar, le Goncourt tunisien, le jeune romancier tunisien Kamel Riahi, est devenu célèbre et de ce fait traduit en plusieurs langues. Cet excellent roman lui a ouvert la voie vers d’autres langues et d’autres espaces d’expression..
Sa dernière parution, « le Gorille », éditée en ce mois de décembre chez l’illustre maison libanaise « Dar Alsaqi »,raconte une belle version dramatique de la révolution tunisienne.


Des personnages vivent leurs marginalités, choisies par les uns et leur sont imposées pour les autres, mais tous appartiennent aux zones d’ombre sociale d’où émergent les héros, les vrais, de la révolution tunisienne. Les marginaux, comme tous ceux-celles qui ont été marginalisé(e)s sont peut être incapables de dire leur réel socio-politique (avec la fi nesse et la délicatesse de ce beau monde d’avocats et d’activistes politiques qui occupent depuis presque une année la quasi-totalité de notre espace médiatique et notre horizon d’action), mais ils sont des nôtres. Ils appartiennent à notre souffrance, à notre malaise commun et à notre incertitude par rapport à ce qui s’est passé réellement, et surtout à ce qui va se produire : la question-blessure : quelle forme aura notre prochain supplice ? 

Kamel Riahi cite les lieux d’écriture : Tunis ; Abu Dhabi, Alger, Beyrouth… et la période qui s’étend entre 2007 et 2011…chose qui choquerait un peu le lecteur, au regard des liens entre les faits et ceux de la révolution - procédé qui nous rappelle le roman de Ghada Samman «Beyrout 75» écrit en 1974 avec la prophétie d’une guerre civile au seuil de la porte. Le romancier, après le mot «fi n», nous offre un chapitre supplémentaire portant le titre « 14 janvier», le jour de la fuite du Tyran et le même jour où Kamel a décidé de regagner la capitale après quelques semaines de solitude dans la maison familiale d’un village perdu dans le nord ouest, sans connexion internet, une connexion gsm perturbée.. Il appelle sa femme, prend connaissance de ce qui passe au pays, et décide de rentrer. Un chapitre autobiographique en totale harmonie avec le texte de fi ction et qui éclaire ce que nous avons vécu pendant plusieurs jours après le 14 : notre peur, notre solidarité, les comités populaires des quartiers, la terreur semée par les snipers, l’hypocrisie des membres du parti déchu du pouvoir… et surtout… surtout le fait de nous priver de célébrer notre victoire…

«Le gorille», Salah Maleh, Salah Bourguiba… l’homme condamné à être marginal par une série de coïncidences qui rappellent la tragédie grecque : un «bâtard», de peau noire, qui a cru –pour avoir vécu dans un village S.O.S, ancien orphelinat baptisé : Enfants de Bourguiba- que réellement il était du sang à ce grand leader de la Tunisie… Alors, il fera tout pour être le gardien du tombeau de « son » père. Il clot cette étape de sa vie par le tir d’une rafale de sa propre arme sur le « temple ». Ce qui le rend « objet » d’une poursuite policière intense menée par son rival de toujours « Ali Kleb ». Il l’a même mêlé à la triste -et ambiguë- affaire de Soliman en 2008, que les autorités déchues avaient attribuée à un groupe de salafi stes tunisiens… Un flic ripoux jusqu’à la moelle, qui ne trouve pas de limites suite à la nature policière du régime et aux rapports qu’il avait su tisser avec le clan
mafi eux de la famille présidentielle.. 

Ni monstres ni saints, ni victimes ni bourreaux

Les personnages de Kamel Riahi sont faciles à distinguer par les habitués du centre ville de la capitale… l’Avenue Bourguiba et alentours… 

Les ressemblances jaillissent d’entre les lignes, vous imposent des images du quotidien de la capitale… des images, mais aussi un mode de vie, celui des marginalisés… des gens simples qui ne sont ni monstres ni saints, ni victimes ni diables, mais qui sont des épinglés sur la marge ou des entités contraintes d’y demeurer pour sauver leur dignité ou ce qu’il en reste. Des êtres que le système éducatif, économique, politique, leur a tracé des zones d’ombre où ils doivent circuler, vivre et périr. Ils sont anonymes… ils sont la foule. Parfois ils deviennent « le peuple » que les autorités (et ses semblables-rivaux ) adorent parler à son nom, adorent parler, planifi er et gouverner ou s’opposer au gouvernement à son nom…

Ces personnages n‘ont qu’une chance pour manifester leur existence,

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موقع الأوان: رواية “الغوريلا” لكمال الرياحي الصعود إلى الهاوية أو ملحمة المهمّشين

كتبها كمال الرياحي ، في 4 ديسمبر 2011 الساعة: 20:37 م

 

بقلم: شوقي العنيزي
بين الصمت المطبق وصرخة الفزع التي تخرج من رحمه، وبين جرأة الصعود ودويّ السقوط، مسافةٌ لا تعْمُرها غيرُ الوحشة واليُتم والتهميش قطعها "صالح" ومن ورائه كمال الرياحي في روايته الجديدة "الغوريلا" الصادرة مؤخّرا عن دار الساقي ببيروت. قطعاها ولم تنته بهما إلى محطّة، وإن كانت محطتُها المـُعلَنة مقتل "صالح" الشخصيّة المحوريّة بعد سقوطه من أعلى ساعة السابع من نوفمبر، واندلاع المظاهرات التي أفضت إلى انهيار النظام.

الرواية مشروع لكتابة الثورة. ولكنّها لا تتورّط- بوصفها مشروعا- في نقل أحداث الثورة أو محاكاتها محاكاة آليّة باهتة مثلما هو شأن أغلب الروايات التونسيّة التي كُتبت بقدرة قادر وصدرت بعد الرابع عشر من جانفي ودماء الشهداء لم تجفّ بعد، حتّى خلنا أصحابَها من أهل الكرامات والنبوءات. بل هي محاولة للحفر عميقا في بنية مجتمع تآكلَ من الاستبداد والقهر والتهميش وفضحِ نظامٍ جعلَ التجهيل مقصدا والقمع أداةً والفرحَ زيفًا لا وجود له خارج شاشات التلفاز أو ملاعب كرة القدم. وكلّ شيء بالساعة معقودٌ. فهي في التاريخ رمز الانقلاب الذي نفذّه بن علي على الرئيس الأسبق الحبيب بورقيبة، وفي تشييدها بدلا من تمثاله الذي كان منتصبا هناك إبدالٌ لذاكرة بأخرى. وهي في الرواية جسرُ عبور من مرحلة إلى غيرها، من مرحلة كان تسلّق الساعة فيها مقرونا بالفرحة العمياء، وكان حدث السقوط من عليائها قادحا للقمع والتخويف "لم يجرؤ أحد على الاقتراب من الساعة منذ سنتين بعدما سقط منها أحد مشجّعي كرة القدم فرحا بفوز فريقه بكأس الجمهورية." إلى مرحلةِ كسرِ حاجز الخوف والتلاعب برمز النظام في إشارة إلى تصدّعه. وبذلك يغدو السقوط وسط النافورة المحيطة بالساعة أشبهَ بطقس العبور. "يسقط أحد الضحايا في النافورة التي تحيط بالساعة، يتلوّن ماؤها بسرعة وتتحوّل المياه الراكدة إلى دماء ساخنة. نحاول إخراجه، تنهال علينا العصي والرصاص فتلتحق بالنافورة جثثٌ أخرى".


تنطلق أحداث الرواية في إهاب من السكون يلفّ قلب العاصمة التونسيّة، ولا يجرحه غير كائن صغير بحجم الإصبع تسلّل في غفلة من الجميع ليتسلّق بسرعة الساعة المنتصبة في قلب المكان. "عند الساعة الواحدة بعد الظهر تقريبا. كانت الريح تدحرج علبة جعة منهوبة الروح في الشارع المقفر. سكون كبير يصل قوس بَابْ بْحَرْ ببرج الساعة العملاقة عند تقاطع شارع محمد الخامس وشارع الحبيب بورڤيبة (…)كان الناس ينعمون بقيلولة شهر أغسطس المقدّسة. الحرارة تعدّت الخمسين درجة وشيطان منتصف النّهار يفلي عانته من بقايا لذّة هاربة. فجأة ذبحت أصوات سيارات الإسعاف والشرطة القيلولة النائمة فهرع الجميع ببقايا نعاسهم أو ما تيبّس عليهم من منيّهم إلى شارع الشوارع. كان الحدث هناك، عند الساعة الشاهقة. أحزمة من الشرطة تسيّج المكان. رجال "التدخّل السّريع" يختفون وراء خوذاتهم الباردة، يدفعون بعصيّهم المتفرّجين الذين هطلت بهم أبواق السيارات من كل مكان. بشرٌ بلا عدد يرفعون رؤوسهم إلى قمة السّاعة القاسية. كائن صغير بحجم الإصبع، يتراءى للجميع من بعيد، يتسلّق بسرعة الصرصور الساعة أمام دهشتهم ليعلن القيامة."

تنفتح الرواية بهذا المقطع معلنة منذ البدء عن الحدث الرئيسيّ وما أثاره من تحوّل حاسم في حالة الشخصيّات والسكون الذي كان يسود المكان. تحوّل يُطالعنا للوهلة الأولى موغلا في الغرابة والغلوّ إذا قارنّاه بطبيعة الفعل الذي أنتجه "تسلّق ساعة". ولكنّ هذه الغرابة سرعان ما تحتجب حين يتعلّق الأمر بساعة السابع من نوفمبر وما تكتسبه من رمزيّة في علاقة بالنظام حتّى غدت وثيقة الصلة بالمحظور وغدا انتهاك فضائها انتهاكا لأحد المقدّسات رغم الحراسة المشدّدة عليها فـ"الصّعود إلى أعلى الساعة جرم كبير ومعصية لا تُغتفر وما حدث يومها مسألة تمسّ الأمن، والشرطة في مأزق. كيف يمكن أن تسيطر على الأمر والفضيحة تحدثُ أمام الجميع: أهالي وأجانب والبلاد في عزّ الموسم السياحي؟ 
يكاد الضابط يأكل وجه شرطي مهزوم وهو يسأله للمرة الألف: "كيف وصل ولد القحبة إلى هناك؟ أين كنتم يا بهايم؟ كيف تركتموه يقترب من السّاعة ويتسلّقها أيضا؟"
وفيما كنّا ننتظر بقيّة الأحداث وقد بدأت السخرية تسري في النصّ وتتولّد من صلب المفارقات التي يطفح بها هذا المشهد بين طبيعة الفعل وأبعاده وبين حجم الشخصيّة أعلى الساعة وحجم الحشود تحتها بل ومن دقّة وصف جهاز أمنيّ يحاول أن يستر عورتَه بعد أن عبث بغروره هذا الكائن الصغير، يقطع علينا الراوي هذه الضجّة ويترك بطله معلّقا، ولم ير منه شيئا "كائن صغير بحجم الإصبع"، ويعود بنا إلى ماضي هذه الشخصيّة ويصحبنا معه في رحلة للتعرّف إلى مسارها عبر سلسلة من الرواة هو إحدى حلقاتها في متاهة سرديّة أقرب إلى لعبة "البيزل" ففي كلّ مرّة يقدّم لنا جزءا من الشخصيّة ومرحلة من حياتها دون ترتيب تاركا لنا مهمّة تركيبها من جديد، فإذا نحن قبالة "صالح" الطفل في إحدى ديار الأيتام واللقطاء الذين اصطلح على تسميتهم بـ"أطفال بورقيبة" دلالةً على احتضان الزعيم الراحل الحبيب بورقيبة لهذه الفئة المهمّشة في المجتمع التونسيّ." قبل ثلاثين عاما كانت دار الأطفال قبلة الأزواج الذين فقدوا الأمل في الإنجاب. يذهبون إلى هناك ليختاروا ما يناسبهم من اللقطاء أو الأيتام. مثل محل للروبافيكيا(بيع الملابس المستعملة-التحرير) يُعرض الأطفال من الدرجة الثانية يوم الأحد فيتطايرون إلى فوق بين أيادي الزائرين. كان هو كالمعطف الأسود الخشن في فصل الصيف ما من زبون يريده، يُركل أو يُحشر في زاوية أو يُلفّ كوسادة" ولكنّ محنة "صالح" لا تقف عند حدّ الجهل بالأبوين أو قضاء الطفولة الأولى في ملجإ أيتام، وإنّما تتجاوزه إلى لعنة اللّون، ولعنة التسمية. أمّا لعنة اللون فتتمثّل في سواد البشرة لذلك كان خلافا لأقرانه موضع صدّ من قبل الجميع ولم يقع تبنّيه إلاّ حين انعدم الاختيار في وجه "ساسية" وزوجها "عيّاد" وقد قدما من إحدى القرى النائية. وأمّا التسمية فلم تعد مصدر فخر لارتباطها باسم الزعيم بورقيبة وإنّما صارت مولّدا لجملة من المترادفات النابية ولعنة تلاحقه بين أترابه فـ"عندما عيّره أطفال القرية لأوّل مرة بأنّه من "أطفال بورڤيبة" ابتسم ابتسامة عريضة مثل ابتسامة بورڤيبة تماما وكأنه يؤكّد النسب. لكنّه لم يبتسم بعدها أبدا عندما انهالت عليه مترادفات العبارة:كبّول، ولد حرام، ملقوط، batard، فرخ. رأى ساعتها أسنان بورقيبة مثل قواطع وحش يتقدّم نحوه ليكسّر عظامه". إنّ هذه السمات التي أضفاها كمال الرياحي على شخصيّته المحوريّة وهو يتفنّن في نحتها هي التي جعلتها شخصيّةً مأزومة، قلقة، كافرةً بكلّ الأعراف والنواميس وقد تجلّى أوّل مظهر من مظاهر تمرّدها في إطلاقها الرصاص على قبر الزعيم بورقيبة وكأنّها تحاول أن تتنصّل بذلك من ذاكرة موبوءة أو في البول على قبر الأب في إشارة رمزيّة إلى قتله. ليتحوّل من طفل بورقيبة إلى "الغوريلا" وهي التسمية التي أطلقت عليه لما يعتمل في دخائله من عنف.

ولئن كان الراوي في هذا الأثر الإبداعيّ راويا عليما فإنّه لم يحكم قبضته على السرد بل فسح المجال إلى عدد من الشخصيّات لتسرد جانبا من سيرة صالح أو "الغوريلا" وهو ما أسهم من الناحية السرديّة في تعدّد زوايا النظر وكشف جملة من العلاقات الاجتماعيّة المعقّدة مثل "الجطّ" تاجر المخدّرات وخرّيج السجون الإيطاليّة سابقا أين تعلّم "فنّ البطرنة" و قطع عضو أحد المساجين بسكّينه أو "حبيبة" عشيقة "الغوريلا" التي "اختطفها من بين أحضان الجط عارية وفرش لها معطفه. ولم يغتصبها رغم أن الأمر كان في يده وهي لا حول لها ولا قوّة". أو شكيرا المثليّ الذي حاول التحرّش بصالح داخل قاعة السينما. ولعلّ الشخصيّة الأبرز من بين هذه الشخصيّات جميعا هي شخصيّة "علي كلاب" ضابط الأمن الذي تربطه بـ"الغوريلا" علاقة عداوة شخصيّة بعد أن رفض تقديم رشوة له ممّا يدرّه عليه عمله دون رخصة في حراسة موقف للسيّارات لذلك اعتبر علي كلاب "الذي روّع شطّار الجبل الأحمر وحي الزهور وروّض مجرمي الكبّارية وحي النّسيم والملاّسين" هذا السلوك تحدّي

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النهار: أسئلة الحداثة المغدورة في تونس بقلم كمال الرياحي

كتبها كمال الرياحي ، في 29 نوفمبر 2011 الساعة: 11:16 ص

 



 


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نبض
أسئلة الحداثة المغدورة في تونس

إن انتحار طائرات 11 سبتمبر منفجرة في برجي مركز التجارة العالمي لم يكن غير انتحار رمزي لحرية السفر. فأداة السفر التي كانت مركب الحرية والحياة أصبحت أداة الجناية ومركب الرعب الذي يأتي بالموت من البلاد البعيدة المجهولة. والآخر القادم فيها لم يعد غير تلك الجحيم التي وصفها سارتر. عندما ينتحر الرمز يقتل نفسه والآخرين. هكذا فعلت الطائرات عندما انتحرت لتقتل المعنى نفسه. قريباً من هذا، فسّر بودريار سقوط البرجين بالانتحار الرمزي. فهل تنتحر الثورة وتنتحر الحداثة في تونس بتفجّر الحرية على فضاء الفوضى؟
للمرة الأولى يجد التونسي نفسه في مأزق بعد ثورة 14 كانون الثاني. من هو بالضبط؟ سؤال لم يطرحه من قبل. فهو التونسي، نعم التونسي؛ كلمة التونسي كانت تختزل في الأمس القريب كل المشروع الحداثي الذي مضت فيه تونس منذ قرن، وقبل ذلك مع حركات الإصلاح وخير الدين والطاهر الحداد وغيرهما. اليوم يطرح سؤال الهوية نفسه من جديد بعدما أصبحت كلمة تونسي و"توانسة" لا تجيب بدقة عن سؤال من أنا ومن نحن؟
منذ حادثة قاعة "أفريكا آر" التي عرضت ضمن نشاطها فيلم "لا الله لا سيدي" لنادية الفاني، الذي استفز الاسلاميين المتشددين ودفعهم إلى التظاهر في مرحلة أولى ثم تهشيم زجاج الواجهة البلورية واقتحام القاعة ومحاولة منع عرض الفيلم. حادثة أثارت جدالا كبيرا داخل البلاد الثائرة ولم يحسم الأمر فيها حتى بين المثقفين إلى اليوم. منذ ذلك الحين اطلقت أبواق الفوبيا بين الخلاّقين والمثقفين.
ثم تأتي قضية قناة "نسمة" الفضائية وقصة عرض فيلم "برسيبوليس" الايراني لتعيد المشهد من جديد بعنف أكثر، باتهام القناة بعرض فيلم سينمائي للصور المتحركة يجسد الذات الالهية. خروج المتعصبين الذين قادوا التظاهرات والاحتجاجات، لم يمنع من التحاق العامة تحت تحريض وسائل اعلام أخرى منافسة، رسمية وخاصة، لتأخذ القضية بعدا آخر وتتحول قضية رأي عام وصلت إلى حد الهجوم بالمئات على مقر القناة والتحريض على قتل العاملين فيها ثم الهجوم على وزارة الثقافة التي لم تقدم رأيا يشجب القناة في ارتكابها "الكبيرة"، والهجوم على منزل صاحب القناة ومحاولة قتله وعائلته وتفجير باب منزله بأنبوبة الغاز، على رغم انه خرج في وسائل الإعلام يطلب الصفح ويعترف بالخطأ.
يبدو أن الاعتراف بالخطأ زاد الطين بلة ووضعنا أمام مشهد جديد لـ"اسلاموفوبيا" الداخل، وجعلنا نتساءل عن مصير الحداثة التونسية ومصير ثورتها إذا كان مدير هذه المؤسسة الإعلامية، التي قدمت نفسها على أنها بديل اعلامي تقدمي وحداثي وعملت على تجنيد المفكرين والجامعيين والباحثين  التنويريين من العلمانيين والمعتدلين والوسطيين من الاسلاميين، يخرج لينسف خطها التحريري ويعتذر عن إمرار فيلم ايراني يصف بشاعة الاستيلاء على الثورة وسقوط المجتمع الايراني في أيدي محاكم التفتيش الخمينية؟
في أول امتحان حقيقي تسقط القناة في المهادنة والاعتذار وتكشف عن هشاشة طرحها وأسسها الأولى التي بنيت عليها. فرأس المال يظل دائما جبانا. استحضر هنا عبارة يتين بليبر "الهوية، لا يمكن أن تكتسب سلميا: إنما تطرح كضمان في مواجهة خطر الإبادة أو الإلغاء من قبل هوية أخرى". فماذا فعلت هذه القناة لتدافع عن خياراتها الإعلامية والثقافية؟
بدا كأن السيد القروي مدير القناة، حداثي منتصب لحسابه الخاص، متى أراد يمكنه أن يحوّل بقّالة الحداثة إلى مغازة لبيع اللباس الشرعي للرجل.
إن الإعتذار ضرب من حرية التعبير، لكنه ضرب أيضا حرية التعبير في مقتل لأنه اعترف بسلطة الشارع وقوة المتعصبين ومن ثم حكم على كل تحركات المجتمع الثقافي في المستقبل بأن تبقى رهينة ثنائية الحرام والحلال وعبارتي" يجوز ولا يجوز" ووضع كل المتعاونين مع القناة من الباحثين والجامعيين والمفكرين في مأزق.

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الروائي التونسي كمال الرياحي لجريدة عرابيا: انا لقيط ثقافي ومجتمعنا عنصري

كتبها كمال الرياحي ، في 5 نوفمبر 2011 الساعة: 09:11 ص

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“لا أحد يهتمّ بالموتى”؛ الغوريلاّ: رواية شريرة بعمق إنسانيّ/ ريم غنايم

كتبها كمال الرياحي ، في 1 نوفمبر 2011 الساعة: 13:25 م

 

 

 

“أفضّل أن أرى الناس يشكّون في الحقيقة على أن أراهم يقبلون بالباطل” (فرانك كلارك، كاتب أمريكي)

|ريم غنايم|

ماذا سيحدث لو دسّ أحدهم إصبعه في فم الرّواية؟ وماذا إذا كان هذا الإصبع حارًا؟ هذا ما يحدث في رواية الغوريلا للكاتب التونسيّ كمال الرياحي والصادرة مؤخّرًا (2011) عن دار السّاقي. رواية أقلّ ما يقال عنها إنّها تُلهب رؤوس كلّ القضايا المهمّشة والمتآمر عليها: جهل النسب وتبعاته، العنصريّة وإسقاطاتها، معنى الهوية بتشكلاتها المختلفة، انتماءات الفرد الجنسيّة والعرقيّة والوطنيّة. نعي الفضيلة والتوغّل في العمق الإنسانيّ لقضايا تبدو للوهلة الأولى تونسية محليّة وما تلبث أن تتحوّل إلى عربيّة فَكَونية، ودخول القارئ في حالة من الشكّ بحقيقة الأحداث إلى حدّ الاعتراض على كميّات سمّ الواقع المدسوسة في الرّواية إلى حدّ الغثيان. هذه هي النقاط الرئيسيّة التي يدسّ الكاتب إصبعه الحارّ فيها مثيرًا قضيّة أطفال بورقيبة أو اللقاطة في تونس في “الكتاب السريّ لطفل بورقيبة الأخير” والذي من خلاله يحاول الكاتب أن يربط بين أحداث وأسماء وشخصيّات خياليّة إلى درجة الواقع أو لنقل أحداثا واقعيّة لا يمكن احتمال واقعيّتها فتأخذ منحى سينمائيًا وبُعدًا فلسفيًا وشعريًا على مستوى اللغة وعلى مستوى الحكايات الصغيرة التي تتسارع في فصول، وتتباطأ في فصول أخرى وفقًا لمزاج الراوي الذي يروي كل فصل على حدة ووفقًا للأبطال المجرمين المشاركين في صنع الأحداث، ووفقًا للحركة السينمائيّة المدهشة داخل الرواية.

 

رواية تحكي حكاية أبطال عديدين. أولهم الغوريلا أو صالح الملقّب بالغوريلا الذي نجده معلّقًا فوق برج لساعة العملاقة في العاصمة ويهدّد بالانتحار. بطل من ماء أو من نار أو من لا شيء معلّق في الهواء يحاول أن يثأر لذاته المكلومة كردّ فعل على لقاطته وعلى تهميشه وعلى مواجهته أسوأ الاحتمالات في واقعٍ لا يرحم السّود. تختلط حكايته بحكاية أبطال أو مجرمين مهمّشين ومقموعين وضحايا كالجط القاتل الصغير وشاكيرا المثلي وبوخا وهبلة وسردوك وحبيبة وعلي كلاب وغيرهم. بعضهم يطارد بعضهم وبعضهم يتعاطف مع الآخر: وجهان لعملة واحدة في بلاد يحكمها الطغاة والمستبدون والمجرمون. يلتقي هؤلاء خطفًا في معسكر لتدريبهم على تنفيذ عمليات ارهابيّة- يشاركون أو لا يشاركون فيها لينتهي المشهد الأخير بحرق جثة الغوريلا واندلاع ثورة تونس وانتفاضة شعب كامل.

الغوريلا هو البطل الذي يجسّد حالة اللابطل أو الخصاء الجماعيّ الذي يتحوّل إلى ثورة جماعيّة تعمّ تونس في نهاية الرواية مع موت اللقيط/الرمز/المخطوف/البوعزيزي/ الراوي/الطفل/العبد/سيّد الثورة. وتطفو على السّطح حكايات داخل حكايات مرتكزها في الأساس الانتقام من الأفكار الجاهزة التي يصدّرها الواقع في مجتمع يعتمد أساسًا على تبنّي الأفكار الجاهزة.

كمال الرياحي

يعلن الراوي حالة “عصيان” البطل صالح أو الملقّب بالغوريلا بصعوده الساعة العملاقة (برج ساعة 7 نوفمبر- كما يشير الكاتب- هو رمز للانقلاب الذي قام به الجنرال زين العابدين بن علي على الرئيس الحبيب بورقيبة يوم 7 نوفمبر 1987 وكان ينتصب مكان الساعة تمثال للزعيم الحبيب بورقيبة)، ممّا يعني أن الرّواية تفتتح أساسًا برمز العصيان والتمرّد وتنتهي بشكل دائريّ عند السّاعة واحتراق جثة الغوريلا. وما بين البداية والنهاية تلتهب عوالم وقضايا أخرى تتصالب وتتقاطع مع  التاريخ والعبث والسينما والجريمة وحكايات هامشيّة متروكة لا أحد يجرؤ على أن يطأ أرضها. شخوصٌ مهمّشة، أحداث عبثيّة، واقعٌ أغرب من الخيال، وأبطال لا أبطال. يخرج كمال الرّياحي هذه المرة- بعد رواية المشرط- عن إطار معالجة الواقع: زناة ومجرمون وبؤساء يتحوّلون إلى طغاة فجأةً في جوّ كابوسيّ على طريقة الرواية القوطيّة، ويسيطرون بدهاء وشجاعة على أحداث الرواية المركزيّة: صالح الغوريلاّ (المجرم الذي يتحول الى بطل قوميّ)- الجطّ- علي كلاب- شاكيرا-حبيبة-بوخا-هبله-كرطوشة، جميعهم مجرمون صغار يتحوّلون إلى أبطال. هذه استراتيجيّة شهدناها بخفّة في الرواية التجريبيّة الأولى والتي تحمل عنوان “المشرط“: من سيرة خديجة وأحزانها” حيث يوجز الكاتب غايته من الكتابة قائلاً:

“هدفي من كتابتي دائما كان إعلاء شأن المتروك والمنسي، أو كما قال الكاتب البرتغالي خوزيه ساراماغو” عدم التخلي عن الناس الذين جاؤوا إلى العالم في الظلام”، النساء والمهمشين والشطار والنشالين والمجرمين الصغار والخارجين عن القانون والخارجين عن إطار اللوحة السعيدة. كنت ضد الأدب السعيد، أدب السياحة الثقافية والورود والبساتين، وأنا أكتب للمعتوهين والمجانين وأتحدث على ألسنتهم وأعطي لكل منهم صوتا في روايتي”.

ومن خلال حكاية الغوريلا، هذه الشخصيّة الإشكاليّة والمركبة والبسيطة في ذات الوقت، يعرض الكاتب واقعًا فوضويًا وشريرًا- و”ليس من شرّ أكبر من الفوضى” كما يقول المسرحيّ الإغريقيّ سوفوكليس. فالشخصيّات ترتبط بطريقة غريبة من خلال مسرحة الحدث المركزي- ركوب البطل الساعة العملاقة وتسارع الأحداث من خلال رواية الشخصيّات الأخرى ووجهة نظرها في هذا اللقيط الزنجيّ المثقّف- المجرم الصغير- المهمّش- والإنسانيّ إلى درجة الحزن. وما يزيد من مفارقة الموقف انشطاريّة شخصيّته الظاهر في ازدواجيّ

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تونس بين تكريم الميّت وتأبين الحيّ

كتبها كمال الرياحي ، في 1 نوفمبر 2011 الساعة: 13:22 م

 في الوقت الذي تواصل فيه وزارة الثقافة التونسية عاداتها الكرنفالية والاحتفالات السنوية بمن تسمّيهم رموز الثقافة التونسية، بانطلاق مئوية الكاتب محمود المسعدي، يتساقط هندي أحمر بمرض السرطان، فيحاول أصدقاؤه تكريمه في آخر أيامه بإقامة تظاهرة كبرى في فضاء ثقافي بالعاصمة. ليس الرجل سوى الكاتب والمقاتل عبد الحفيظ المختومي المعروف بـ"الكنعاني المغدور". حب الأصدقاء أحيانا قد يتحوّل جريمة. تهافتوا عليه يقبّلونه ويودّعونه في طقس جنائزي مقيت، وانطلقوا في حفل للتأبين في حضور الجثة الحية. أمامه كانوا يتساقطون وينوحون ويرثون شعراً وموسيقى وغناء، رجلاً لا يزال ينبض. هذا الرجل عاش حياته بالطول والعرض، وحمل السلاح في الشرق والغرب دفاعاً عن الحرية حتى سمّي "غيفارا تونس" قبل أن يختار لقب "الكنعاني المغدور".
أليس هو القائل "لا تأخذوا مني لساني/ وأشيائي التي خبّأتها… سرّا… لأمي./ ولا ترْتدوني جُبّة/ وهذا شاهدي يوسّدني ببعض أدعية/ من الذكر الحكيم/. فإن شئتم زيارتي/ عدّلوا دقّات قلوبكم وامضوا/ امضوا لأنّه باقٍ كالسنديان لا يبكيه من يعرف أنّه عاش دائما وسيعيش ما دُمنا وما بقينا".
تذكر مشاهد تأبين "الكنعاني المغدور" بنائحات كازانتزاكيس في روايته "زوربا اليوناني". هذا ما همس لي به الروائي والمفكّر كمال الزغباني قبل أن يقتحم المسرح راقصا رقصة زوربا. عندما عاد من رقصته التي استهجنها النائحون وأثلجت قلب الكنعاني، همستُ له: فاتنا أن نكون أصدقاء كوينكاس واتريل في رواية "رجل مات مرتين" لجورج أمادو الذين لم يثنهم الموت عن الاحتفال بصديقهم الجثة وتنظيم أروع ليلة بحياته: شراب وحب وسفر ورقص. هل ما حدث للمختومي علامة من علامات أزمة القراءة في تونس أيضا، القراءة التي تعلّمنا كيف نتصرف في الأزمات. البكاء للنوّاحات وليس لأصدقاء الكاتب المقاتل؟
قبل أشهر قليلة وعندما اعترف له المرض بفعلته كتب "الكنعاني المغدور" في "مستشفى ابن النفيس" بمدينة أريانة بتاريخ 28/09/2010 قصيدته الأخيرة ربما، "أحلام العاشق ديونيزوس"، يقول فيها: "لأني أحبُّ الحياة كثيرا/ وأعشقُ شارعا لم تصله الأغاني/ سوف أقاوم موتي/ وفصل نسيان النساء/ لأني أخاف الوداع/ كخوفي عليَّ من الأصدقاء/ وخوفي على أصدقائي/ من الأصدقاء/ سأعبد ظلّي/ أقيم صلاة لكلّ بلاد/ رعتْ جسدي من رياح الشتاء/ لأني أحبُّ الحياة حتّى الحياة/ وأعشق موتي كأجمل ما في الحياة/ يتوّجني في الهناك خلودا/ أوصهمْ… يا ذيّون، باخوس/ ألاّ يُفسدوا عناقيد كرمي/ وخمري في رحيلي ورائي".
هل يمكن هذا الرجل أن يُرثى حياً؟ لقد انتصر على الموت مرات فكيف نبكيه وهو الذي عندما حاول الموت أن ينازله أرسل إليه أخبث الأمراض وأعنفها ومع

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ينبغي للإنسان ألاّ يكتب إلاّ إذا تـرك بضعة من لحمه في الدّواة كلّما غمس فيها القلم” تولستوي